L’an prochain, il n’y aura pas d’hiver

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Le plus difficile, c’est le premier pas ou, à vélo, le premier tour de roue, celui qui vous propulse sur l’inconnu de la route et de l’aventure, celui qui vous fait passer de ce qui n’était encore qu’un rêve à ce qui devient dès lors le début d’un voyage. Mais cette fois, c’est décidé, c’est acté : l’année prochaine, il n’y aura pas d’hiver dans le Val d’Entraunes.

J’ai acheté hier mon billet pour l’autre bout du monde, celui qui, dans mon imaginaire de voyageur fantasque, se situe juste après le Finistère dont je viens de revenir (et n’en déplaise à son nom, ce n’est pas la fin du monde) : la Patagonie.

Je partirai de mes montagnes le 3 Octobre, histoire de passer directement du début de l’automne à celui du printemps, et je reviendrai (peut-être…) le 26 Mai suivant, juste à temps pour pouvoir enchaîner ici le printemps et l’été.

Huit mois pour découvrir, rencontrer, admirer, photographier, pédaler, randonner, naviguer. Huit mois, çà rime bien avec les soixante-huit ans que j’aurai l’an prochain. Cà rimerait bien, pour le poète, avec ces printemps éternels et ces étés renouvelés. Mais je ne suis qu’un voyageur aventureux et je sais trop bien ce que signifie traverser le Cantal sous la pluie. Alors, la Carretera Austral, çà ne sera pas de tout repos. Il faut préciser que, pour le repos éternel, je ne suis pas non plus un voyageur pressé…

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