Training and coaching on the French Riviera

Bien qu’aussi barjot que la vedette du même nom est frigide, je reste cependant assez humble et prudent pour ne pas me jeter aveuglément sans préparation sur les routes aventureuses de Bretagne, puis de Patagonie. J’avais donc résolu de consacrer ma première vraie semaine de retraite à une préparation physique intense – autrement dit un training – et choisi pour celà un lieu aussi discret que la Côte d’Azur à quelques jours du Festival de Cannes…

Me sachant cependant incapable de résister à toutes les tentations qu’offrent ces idylliques contrées, pétries de luxe (très affiché), de calme (très relatif) et de voluptés (très fantasmées), j’avais décidé de recourir aux services d’un coach capable de garantir toute la rigueur nécessaires à ces quelques jours de remise en forme. J’ai donc décidé de faire appel à la personne la moins susceptible de faiblesse à mon égard, celle qui connaissait parfaitement mes faiblesses et mes côtés les plus retords : mon ex-épouse. Laquelle accepta à la condition expresse que le coach puisse exercer ses fonctions du haut d’un vélo à assistance électrique, tandis que le héros de ces lignes se contenterait pour propulser son deux roues de ses jambes et de l’assistance morale distillée par le coach.

Quelles conclusions tirer de ces 5 jours, des 247 kilomètres parcourus et des 3769 mètres péniblement gravis ? D’abord ce que sait tout un chacun : le vélo reste le meilleur entraînement possible pour tous ceux qui se savent d’avance promis aux supplices de l’enfer… Ensuite que le meilleur terrain pour s’y préparer est bien la Côte d’Azur, le seul endroit en France où l’on risque sa peau en permanence, que l’on soit noyé au milieu d’un flot anarchique et d’un tintamarre méditerranéen de bagnoles (auprès duquel le Grand Prix de Formule I de Monaco apparait comme une aimable plaisanterie) ou pire que l’on essaye de rouler un jour férié sur la seule piste cyclable du département, la célébrissime Promenade des Anglais.

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Ensuite, paradoxalement, que tout fut bel et bien. La météo, d’abord (cinq jours d’incroyable printemps). Le plaisir, ensuite, de dénicher quelques petites routes encore paisibles et aux secrètes beautés provençales, du côté de Coursegoules, des gorges de la Siagne, du pays de Fayence ou du massif du Tanneron (en bref, à l’écart de la Côte d’Azur). Enfin, les doutes que pouvait nourrir au départ notre tandem sur ses capacités physiques respectives furent rapidement dissipés (pour le coach, grâce à son VAE et pour le cycliste, grâce à son coach, bien sûr).

Au final, ces quelques jours de training et de coaching furent un moment précieux propulsé par un carburant inconnu, mais écologique (et donc adapté au vélo), dont je ne saurais donner la formule : amour ? amitié ? – en tout cas, affection et complicité. Pour le reste, sans doute vaut-il mieux en demander le secret à nos enfants…

En tout cas, me voici moralement et physiquement prêt à rouler vers l’Armorique. Je vous le redis : rien de tel qu’un petit training accompagné d’un coaching efficace, on the French Riviera…

coaching on the French Riviera

 

Pousser la porte de mes rêves

Je n’ai heureusement pas attendu d’avoir franchi la Highway 66 (balais) pour essayer de vivre les rêves de l’enfant que je ne suis plus depuis longtemps et que pourtant je serai toujours. Le premier fut de vivre en montagne et de la montagne. Celà m’a gagné à 20 ans et jamais plus quitté depuis. J’ai la chance d’habiter depuis de longues années l’une des plus belles vallées des Alpes et l’une des plus sauvages. Et j’en suis toujours amoureux fou…. Le second était d’avoir des enfants, sans doute parce qu’issu moi-même d’une famille mono-parentale un peu triste. Mes petits merdeux sont devenus de beaux adultes, tous très différents, mais des hommes et des femmes dont on peut dire simplement « ce sont des gens bien ». N’empêche que l’irruption sur terre de ces maudits garnements m’avait freiné dans la réalisation du dernier de mes rêves : courir le monde en toute liberté, en capter la beauté au travers de quelques photos, et en décrire les émotions en quelques lignes. Bref, jouer les globe-trotters.

A la rencontre de mes rêves. 2015. Haines (Alaska)

Ce moment est venu. Dans deux semaines, je serai libre. J’avais osé entre-bailler l’an dernier, le temps bien trop court d’un mois de Septembre, la porte de mon dernier rêve, en me lançant pendant un mois sur les routes du Yukon, d’Alaska et de Colombie Britannique… Je n’aurais jamais dû… Le voyage – le vrai – est un mode de vie dont on ne sait jamais si l’on en reviendra un jour.

Je vais partir, donc. A pied et à vélo, les deux seuls moyens de locomotion adaptés à ma lenteur et à mes rêveries. Et ce blog sera l’expression, je l’espère, de tout ce que l’on peut trouver derrière la porte de ses rêves.

A bientôt.